Traitement type en orthodontie


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La première consultation

La première consultation constitue une véritable rencontre entre le praticien et son patient. Elle va être le lieu d’un bilan général sur l’état de santé (allergie, suivi ORL, asthme, problème de croissance, etc.), sur le motif de la visite et le prescripteur de celle-ci (s’il s’agit d’une visite conseillée par un autre professionnel de santé ou s’il s’agit d’une visite instinctive).

Lors de ce premier rendez-vous, un examen clinique et endobuccal sera ainsi réalisé, afin de pouvoir détecter l’anomalie dentaire en présence Les différentes anomalies dentaire, et de compléter le dossier orthodontique du patient : ce dossier permet de retracer tous les actes, décisions, échanges entre le patient, l’orthodontiste et les différents professionnels de santé intervenus dans le traitement.

Pour le patient, cette première consultation est la possibilité d’éclaircir les modalités du traitement orthodontique, tant en termes de délais et d’organisation de celui-ci, qu’en termes financiers. Ce premier rendez-vous nécessitera probablement des examens complémentaires afin d’affiner le diagnostic, tels qu’un bilan radiologique Bilan radiologique et examens complémentaires, une radiographie du poignet pour évaluer les prévisions de croissance, ou encore des prises d’empreintes dentaires.

Bilan radiologique et examens complémentaires

Afin de constituer un dossier médical complet et renseigné, il est nécessaire pour l’orthodontiste d’avoir accès à plusieurs éléments, tels que des empreintes, des photos, des radiographies, ou encore une étude céphalométrique.

Un bilan radiologique va alors être effectué, afin de mettre en évidence l’état du parodonte ainsi que les mouvements à obtenir. Il s’agit d’informations indispensables afin de décider du type d’appareillage approprié à appliquer. Une fois ces éléments recueillis, le diagnostic final et le plan de traitement pourront être établis, et seront présentés au patient. Dans le même temps, le praticien sera en mesure de fournir un devis en fonction du traitement décidé et de l’appareillage choisi.

Pour les patients âgés de moins de 16 ans, une demande d’entente préalable sera alors automatiquement envoyée à la Sécurité Sociale afin de débuter le traitement d’orthodontie.

Pose de l’appareillage

Lors de la première visite pour la pose de l’appareillage, la séance chez l’orthodontiste est assez longue : suite à un nettoyage minutieux de l’émail pour assurer l’adhérence des boîtiers, la pose des brackets métalliques ou transparents pourra être effectuée.

Chaque élément doit être posé avec minutie et précision sur les dents, afin d’obtenir un résultat optimal. Lors de cette visite, les règles d’hygiène de base ainsi que celles spécifiques aux porteurs d’appareils orthodontiques seront précisées. Celles-ci sont à respecter scrupuleusement afin de conserver des dents saines tout au long du traitement. Appareil fixe et hygiène bucco-dentaire

Suite à cette visite de pose d’appareillage, de nombreux rendez-vous seront planifiés pour assurer un suivi adéquat. Pour en savoir plus sur la durée du traitement et la fréquence des rendez-vous, découvrez l’article dédié. Durée du traitement et fréquence des rendez-vous

Dépose et contention

Une fois le traitement terminé, l’orthodontiste va procéder à la dépose de l’appareillage, c’est-à-dire le retrait de l’appareil installé au début du traitement. Une fois terminé, le praticien effectuera un nettoyage des surfaces dentaires qui ont été appareillées, afin de supprimer tout résidu de résine de collage, et de présenter de belles dents.

L’orthodontiste en profite également pour faire un bilan de l’ensemble de la cavité buccale, et conseiller un dentiste généraliste au besoin. Une fois la dépose effectuée, l’orthodontiste mettra en place l’appareillage de contention. Lors du traitement orthodontique, l’os qui entoure les racines dentaires à été remanié.

Ainsi, une fois les dents en bonne position, il est important de porter un appareil dit « de contention », afin de consolider l’os jusqu’à ce que celui-ci devienne assez ferme pour maintenir les dents dans leur nouvelle position. La durée de la contention est particulièrement variable : elle va dépendre à la fois de la malformation corrigée et de l’âge du patient. Souvent, celle-ci correspond à une année, mais chez les patients adultes, celle-ci peut devoir rester « à vie ».

Il existe plusieurs types d’appareillage de contention, entre appareils fixes collés, ou appareils amovibles à porter le plus souvent possibles. Pour assurer une solidité maximale du traitement orthodontique, votre praticien indiquera comment bien porter l’appareil de contention choisi ainsi que sa durée.

Suivi après traitement

Après un traitement orthodontique, votre orthodontiste pourra conseiller des visites de suivi. Elles seront l’occasion de vérifier si l’alignement obtenu grâce à l’appareil perdure, et si aucune régression n’est à déplorer.

En règle générale, une première visite de suivi est programmée 1 mois après la dépose de l’appareillage. S’en suivent des visites plus espacées, tous les trois mois, durant la première année de contention.

Durée du traitement et fréquence des rendez-vous

La durée du traitement, variable en fonction de l’anomalie dentaire à rectifier, du stade de croissance, ou encore de l’évolution des dents définitives, est généralement comprise entre 24 et 36 mois.

En ce qui concerne le très jeune enfant, celui-ci pourra être appareillé de façon préventive entre 6 et 18 mois. Le facteur le plus important pour que la durée originelle prévue soit respectée, est le respect scrupuleux des instructions thérapeutiques (comme le port et l’installation des élastiques par exemple) expliquées par votre orthodontiste.

Durant toute la durée du traitement, des rendez-vous réguliers avec votre orthodontiste vont être organisés, afin d’assurer un suivi adéquat. Certains rendez-vous seront longs, pour la mise en place d’un nouveau dispositif ou pour le changement d’éléments par exemple, d’autres bien plus courts afin de surveiller le travail des systèmes installés, ou de vérifier le respect des consignes d’hygiène.

Ces rendez-vous intermédiaires sont primordiaux, et vont permettre d’évaluer l’efficacité et l’avancée du traitement. Le traitement orthodontique n’empêche en rien la visite chez un chirurgien-dentiste généraliste. Au contraire, la recommandation d’une visite bi-annuelle est toujours à respecter, même en présence d’un appareil dentaire, afin de ne pas laisser passer une carie débutante ou une gingivite.

 

L’orthodontie pour adultes


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Un traitement plus uniquement réservé aux enfants et adolescents

Il n’y a pas d’âge pour commencer un traitement orthodontique ! L’os est un tissu vivant et les dents peuvent se déplacer naturellement toute la vie. A l’heure actuelle, de plus en plus d’adultes choisissent de rectifier leur sourire, et près de 30% des patients en cours de traitement sont des adultes. A 20, 30, 40, 50 ou 60 ans, il n’est jamais trop tard pour présenter un joli sourire. Bien que la plupart des patients cherchent avant tout à améliorer l’esthétisme de leur sourire, corriger la position des dents une fois adulte permet également de faciliter le brossage, d’éviter ainsi le risque de caries et de tartre, de protéger les gencives, et de prévenir les déchaussements dentaires. Les fonctions vitales de la bouche, telles que la mastication, la phonation ou encore la respiration, peuvent également en être améliorées grâce à un traitement tardif.

Le traitement peut également servir de base avant la réalisation de prothèses, la mise en place d’implants, ou la réalisation de soins dentaires particuliers. Cependant, afin de pouvoir bénéficier d’un traitement orthodontique, les patients adultes doivent présenter un bon état parodontal, ainsi qu’une bonne hygiène bucco-dentaire. Il existe d’autres contre-indications médicales, telles qu’une cardiopathie ou encore du diabète.

L’orthodontie peut être réalisée à tout âge, mais nécessite des compétences particulières… en effet, l’absence de croissance, l’absence de certaines dents, la présence de restaurations prothétiques ou encore des atteintes gingivales rendent le traitement plus complexes que chez les jeunes patients. En tous les cas, ce n’est pas l’âge qui est un frein au traitement orthodontique, mais l’état maxillo-dentaire du patient. L’orthodontie adulte tend à favoriser les appareils invisibles, comme les gouttières invisibles ou l’orthodontie linguale. Pour en savoir plus sur ces traitements d’orthodontie, rendez-vous sur l’article dédié. Les différents types de traitement adultes

Pourquoi un traitement une fois adulte ?

Les motivations pour commencer un traitement une fois adulte peuvent être multiples. Bien que le besoin d’un appareil dentaire ne se soit pas fait sentir à l’âge adolescent, la position des dents peut évoluer avec l’âge ou les maladies dentaires, et demander un traitement plus tard. Voici quelques exemples de motivations ou nécessités d’entreprendre un traitement orthodontique une fois adulte :

Avec l’âge, les dents peuvent se chevaucher : il s’agit ici d’un phénomène courant du vieillissement. Le problème est alors essentiellement esthétique, mais peut également gêner le brossage.

Une parodontite peut provoquer des déplacements dentaires : une fois guérie, le traitement d’orthodontie permettra de consolider le positionnement des dents.

Des problèmes fonctionnels ou d’articulation peuvent provoquer de dégâts et compliquer la bonne occlusion dentaire.

Avant la pose d’une prothèse ou d’un implant, il est parfois nécessaire de refaire une place adéquate avec un traitement d’orthodontie.

De mauvaises habitudes quotidiennes peuvent impliquer un déplacement dentaire, telles que le mordillage d’un stylo, le fait de ronger ses ongles, et peuvent ruiner le travail d’un appareil dentaire porté à l’adolescence.

Les différents types de traitement adultes

Chez l’adulte, le déplacement dentaire se fera de façon plus lente que chez l’adolescent, du fait du renouvellement cellulaire plus important et de la densité osseuse moins forte. Le mouvement dentaire est exercé à l’aide de forces moins importantes. Il existe alors plusieurs techniques et types d’appareils adaptés à la denture adulte.

L’orthodontie vestibulaire : Comme à l’âge adolescent, il est possible pour les adultes de porter un appareil multi-attaches, si le côté visible de l’appareil ne dérange pas. De plus, le fait de pouvoir choisir des brackets en céramique ou de couleur similaire à la dent peut réduire la visibilité et améliorer l’esthétisme de celui-ci.

L’orthodontie linguale : Dans cette technique, les brackets sont portés sur la face intérieure des dents, connectés par un fil de la même façon que dans sur un appareil multi-attaches. L’intérêt de cette pratique est qu’elle est totalement invisible au sourire. Elle génère cependant quelques désagréments les premiers temps, tels qu’une irritation de la langue ou un léger zozotement.

L’orthodontie invisible : on utilise dans ce cas des séries de gouttières transparentes, aussi appelées « aligneurs ». Ces gouttières sont faites sur-mesure, et pratiquement invisibles. Elles doivent être portées le plus souvent possible, en les retirant uniquement au moment de manger ou pour se brosser les dents. Elles sont particulièrement appréciée pour leur discrétion, leur facilité d’utilisation, et parce qu’elle n’utilise pas de métal. Cette technique n’est cependant pas forcément applicable à toutes les situations.

Dans certaines situations, le traitement d’orthodontie ne va pas suffir à réparer intégralement la dentition, et une chirurgie sera nécessaire. Pour en savoir plus sur la chirurgie orthognatique, rendez-vous sur notre article dédié Des soins préparatifs parfois nécessaires.

Des soins préparatifs parfois nécessaires

Afin de pouvoir effectuer un traitement d’orthodontie optimal, il est parfois nécessaire de diminuer la largeur de certaines dents, une technique appelée « stripping », afin de pouvoir les aligner sur l’arcade. Il est possible aussi de devoir provoquer une modification de la largeur ou du périmètre de l’arcade, sans quoi le traitement d’orthodontie risquerait d’induire des déplacements dentaires d’autres dents non désirés.

Parfois, le traitement d’orthodontie n’est pas suffisant à lui-seul, notamment dans certains cas de malformations squelettiques. Dans ce cas, il sera indispensable de recourir, en plus de l’orthodontie, à une chirurgie dite « orthognatique ».

Ainsi, le traitement d’orthodontie permettra de préparer la denture en alignant correctement les arcades dentaire de chaque maxillaire, et le chirurgien se servira de cet alignement pour remettre les maxillaires en bonne place. Une fois la chirurgie réalisée, le patient pourra ainsi retrouver une occlusion adéquate. Parfois, un traitement d’orthodontie peut être à nouveau prescrit après l’opération de chirurgie, afin de parfaire cette occlusion.

 

Tarifs et remboursements


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Tarifs et honoraires

Le coût d’un traitement varie en fonction des pathologies à traiter et du type d’appareillage utilisé ainsi que de sa durée.

Avant 16 ans : Les traitements sont pris en charge par les caisses d’assurance maladie, sous réserve d’obtenir l’accord préalable, et à condition qu’ils soient débutés avant le 16ème anniversaire. Le montant pris en charge par les caisses d’assurance maladie est de 193,50 euros par semestre, quel que soit le type de traitement et d’appareil envisagé. Le remboursement est limité à 6 semestres par enfant, quel que soit le nombre de praticiens consultés ou d’appareils posés. La période de contention est également en partie remboursée par la sécurité sociale, à hauteur de 161.25€ la première année, et 75.25€ la deuxième année. La différence entre les honoraires et le remboursement des caisses d’assurance maladie peut être pris en charge partiellement ou en totalité par les complémentaires.

Après 16 ans : Le traitement est entièrement à la charge du patient. Cependant, il peut y avoir une prise en charge par certaines mutuelles.

Cas particulier : Dans le cas d’un traitement nécessitant une intervention de chirurgie maxillo-faciale, les caisses d’assurance maladie prennent en charge un semestre (selon leur barème, soit 193,50 euros). Dans ce cas précis, un certificat délivré par le chirurgien vous sera demandé.

Remboursements

Le tarif des honoraires reste libre dans le secteur de l’orthodontie. C’est pourquoi le praticien doit, dès la fin du premier rendez-vous, vous adresser un devis indiquant la durée approximative du traitement ainsi le type d’appareil utilisé.

Le devis définitif vous sera remis après avoir fait un bilan complet. Il vous informera du montant des honoraires correspondant au traitement, ainsi que de la part remboursée par l’Assurance Maladie.

Le devis sera exprimé en semestres, chaque période étant soumise à une demande d’accord préalable effectuée auprès des caisses d’assurance maladie.

A noter : la prise en charge par les caisses d’assurance maladie se limite aux traitements commencés avant le 16ème anniversaire.

Nous vous invitons à contacter votre mutuelle qui vous indiquera précisément ce qu’elle prendra en charge.

 

l’orthodontie qu’est ce que c’est ?


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L’orthodontie en quelques mots

L’orthopédie dento-faciale, communément appelée « orthodontie », est la spécialité de l’Odontologie et de la Stomatologie consacrée à l’étude et au traitement des troubles liés aux anomalies de la forme des mâchoires et de la position des dents.

L’orthodontie permet ainsi de corriger les malpositions dentaires et les déformations des maxillaires afin de retrouver une denture fonctionnelle et esthétique. Quelle que soit la situation orthodontique, les traitements reçus permettront également d’apporter une meilleure qualité de vie, en améliorant l’esthétisme du sourire, mais également la mastication, la déglutition ou encore la respiration. L’intérêt d’un traitement orthodontique

L’intérêt d’un traitement orthodontique

Chez l’enfant, un traitement d’orthodontie aura pour but majeur de favoriser une croissance harmonieuse de la dentition et de la mâchoire, afin que celle-ci se développe correctement. Le traitement va ainsi aider au bon développement des fonctions orales et nasales, pourra intercepter des anomalies déjà présentes, et permettra de diminuer les risques de traumatismes dentaires.

Chez l’adolescent, l’orthodontiste cherchera à traiter les anomalies qui existent dans la dentition, en portant une attention particulière à l’esthétisme global de la bouche, et à la bonne organisation des dents une fois adulte.

Enfin, chez l’adulte, l’orthodontie va chercher à corriger la disposition des dents, avec plusieurs buts, bien que souvent, le premier objectif recherché soit l’amélioration de l’esthétisme du sourire. Un traitement d’orthodontie adulte va ainsi également permettre d’assurer une fonction masticatrice optimale, et peut, éventuellement, servir à faciliter la réalisation de prothèses dentaires.

Dans tous les cas, les traitements orthodontiques amélioreront les fonctions vitales qui sont la mastication, la déglutition, la respiration ou encore la phonation. Parfois, une collaboration avec d’autres professionnels de santé pourra être nécessaire, en raison d’un problème externe aux dents mais qui va avoir une incidence sur celles-ci, ou pour une prise en charge plus globale de la santé du patient. L’orthodontie, le fruit d’une coopération entre plusieurs professionnels de santé

L’orthodontie, le fruit d’une coopération entre plusieurs professionnels de santé

L’orthodontie doit s’inscrire dans un traitement global, et c’est pourquoi le praticien collabore avec bien d’autres professionnels de santé pour assurer un traitement efficace. Votre orthodontiste pourra alors vous conseiller d’aller consulter d’autres spécialités médicales :

Le chirurgien-dentiste : la visite chez un chirurgien-dentiste se fait de la même façon avec ou sans port d’appareil dentaire : il est conseillé de rendre visite à son dentiste 1 à 2 fois par an pour un suivi régulier.

Le chirurgien maxillo-facial : chez certains patients atteints de malformations dentaires importantes, il peut être nécessaire de faire appel à un chirurgien maxillo-facial, afin d’effectuer les modifications nécessaires pour le démarrage du traitement orthodontique.

L’ORL : Certains patients présentent des fonctions respiratoires altérées, qui peuvent alors nécessiter une visite chez un ORL afin d’en connaître les causes avant de débuter correctement un traitement orthodontique.

L’orthophoniste, le phoniatre : Lorsque la langue présente une mauvaise position au repos ou lors de la déglutition, l’orthodontiste pourra conseiller un bilan chez un orthophoniste. Celui-ci pourra alors entreprendre une rééducation linguale si besoin, nécessaire à un équilibre fonctionnel de la sphère oro-faciale, avant d’entamer le traitement orthodontique.

L’ostéopathe ou le kinésithérapeute. Au même titre que les yeux ou les pieds, les dents peuvent avoir des incidences sur le corps et sa posture. Ainsi, la collaboration avec ceux-ci permettra de compléter l’effet du traitement orthodontique.

Le médecin, pédiatre, ou tout autre spécialiste : pour le développement harmonieux du patient lors des phases importantes de sa vie.

Y a-t-il un âge pour consulter ?

Comme expliqué dans notre partie « L’intérêt d’un traitement orthodontique », il est possible de consulter un orthodontiste à n’importe quel âge. Cependant, les dents et les gencives subissent un processus de vieillissement tout comme le reste du corps. Ainsi, même si les déplacements dentaires effectués chez l’enfant ou l’adolescent peuvent être reproduis sur l’adulte, des précautions particulières seront à prendre. Pour tout savoir sur le traitement adulte, rendez-vous sur notre article dédié.

Il existe tout de même des périodes clés de la vie pour consulter.

Vers 3-4 ans, il est assez rare de se rendre chez un orthodontiste.

Vers 6-8 ans, c’est le moment idéal pour un dépistage : les incisives de lait commencent à tomber, et la denture possèdent à la fois des dents temporaires et définitives (on parle alors de denture « mixte »). Le praticien sera alors déjà en mesure d’évaluer s’il existe des anomalies de position sur certaines dents, des mauvais rapports entre les deux mâchoires, ou encore des anomalies de fonctions telles que la mastication, la ventilation ou la phonation.

Lors des bilans dentaires gratuits à 6 et 9 ans, votre chirurgien-dentiste vous signalera éventuellement un problème orthodontique, sur lequel il sera déjà possible d’effectuer un traitement précoce.

Bien qu’il soit possible de consulter à tout âge, le traitement d’orthodontie n’est plus remboursé par la Sécurité Sociale une fois le 16ème anniversaire dépassé. Pour en savoir plus, rendez-vous sur notre article « Remboursement » 

Pourquoi consulter un spécialiste ?

L’orthodontiste qualifié est un chirurgien-dentiste spécialiste en « Orthopédie Dento-Faciale », ce qui signifie qu’il a complété sa formation initiale avec une spécialité sur 4 années supplémentaires, de formation théorique et clinique. Spécialité accessible que sur concours, elle atteste que le chirurgien-dentiste est particulièrement bien formé pour faire un diagnostic complet et traiter de façon adaptée chaque patient.

Les spécialistes en orthodontie, au nombre approximatif de 2 200 en France, sont identifiables par leur plaque professionnelle : ce sont les seuls à pouvoir indiquer « Spécialiste en Orthodontie » ou « Spécialiste en Orthopédie Dento-Faciale ».

L’orthodontie, une spécialité dentaire en constante évolution

L’orthodontie est une spécialité dentaire de haute technicité. Les spécialistes en orthodontie ont une connaissance précise des forces de tension et de pression qui vont permettre de provoquer la position des dents nécessaire à l’harmonie de la dentition. Les recherches en orthodontie sont consacrées à l’étude des forces orthodontiques et aboutissent à la fabrication de matériaux de haute technologie adaptés. Désormais, les arcs mis en bouche sont majoritairement à mémoire de forme afin de provoquer un déplacement optimal dans le temps et dans l’espace.

Les colles utilisées pour sceller les bagues sur les dents sont spécifiques à l’orthodontie et ne nécessitent plus une attaque préalable de l’émail pour favoriser l’adhérence des bagues. Ces colles permettent également de protéger les dents des attaques carieuses grâce à la présence de fluor. Depuis 25 ans, le plateau technique ainsi que les procédures de soins n’ont pas cessé d’évoluer. Le diagnostic est sans cesse amélioré, par l’apparition et l’utilisation de programmes d’ordinateurs complexes, et par les nouvelles technologies telles que la radiographie 3D ou la prise d’empreintes optiques.

Grâce au haut niveau de formation des orthodontistes, aux progrès diagnostiques, aux moyens mis en œuvre, et aux techniques de contention, les possibilités thérapeutiques ne cessent d’augmenter et la stabilité des résultats obtenus s’est ainsi considérablement accrue.

 

Le traitement type en orthodontie

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La première consultation

La première consultation constitue une véritable rencontre entre le praticien et son patient. Elle va être le lieu d’un bilan général sur l’état de santé (allergie, suivi ORL, asthme, problème de croissance, etc.), sur le motif de la visite et le prescripteur de celle-ci (s’il s’agit d’une visite conseillée par un autre professionnel de santé ou s’il s’agit d’une visite instinctive).

Lors de ce premier rendez-vous, un examen clinique et endobuccal sera ainsi réalisé, afin de pouvoir détecter l’anomalie dentaire en présence Les différentes anomalies dentaire, et de compléter le dossier orthodontique du patient : ce dossier permet de retracer tous les actes, décisions, échanges entre le patient, l’orthodontiste et les différents professionnels de santé intervenus dans le traitement.

Pour le patient, cette première consultation est la possibilité d’éclaircir les modalités du traitement orthodontique, tant en termes de délais et d’organisation de celui-ci, qu’en termes financiers. Ce premier rendez-vous nécessitera probablement des examens complémentaires afin d’affiner le diagnostic, tels qu’un bilan radiologique Bilan radiologique et examens complémentaires, une radiographie du poignet pour évaluer les prévisions de croissance, ou encore des prises d’empreintes dentaires.

Bilan radiologique et examens complémentaires

Afin de constituer un dossier médical complet et renseigné, il est nécessaire pour l’orthodontiste d’avoir accès à plusieurs éléments, tels que des empreintes, des photos, des radiographies, ou encore une étude céphalométrique.

Un bilan radiologique va alors être effectué, afin de mettre en évidence l’état du parodonte ainsi que les mouvements à obtenir. Il s’agit d’informations indispensables afin de décider du type d’appareillage approprié à appliquer. Une fois ces éléments recueillis, le diagnostic final et le plan de traitement pourront être établis, et seront présentés au patient. Dans le même temps, le praticien sera en mesure de fournir un devis en fonction du traitement décidé et de l’appareillage choisi.

Pour les patients âgés de moins de 16 ans, une demande d’entente préalable sera alors automatiquement envoyée à la Sécurité Sociale afin de débuter le traitement d’orthodontie.

Pose de l’appareillage

Lors de la première visite pour la pose de l’appareillage, la séance chez l’orthodontiste est assez longue : suite à un nettoyage minutieux de l’émail pour assurer l’adhérence des boîtiers, la pose des brackets métalliques ou transparents pourra être effectuée.

Chaque élément doit être posé avec minutie et précision sur les dents, afin d’obtenir un résultat optimal. Lors de cette visite, les règles d’hygiène de base ainsi que celles spécifiques aux porteurs d’appareils orthodontiques seront précisées. Celles-ci sont à respecter scrupuleusement afin de conserver des dents saines tout au long du traitement. Appareil fixe et hygiène bucco-dentaire

Suite à cette visite de pose d’appareillage, de nombreux rendez-vous seront planifiés pour assurer un suivi adéquat. Pour en savoir plus sur la durée du traitement et la fréquence des rendez-vous, découvrez l’article dédié. Durée du traitement et fréquence des rendez-vous

Dépose et contention

Une fois le traitement terminé, l’orthodontiste va procéder à la dépose de l’appareillage, c’est-à-dire le retrait de l’appareil installé au début du traitement. Une fois terminé, le praticien effectuera un nettoyage des surfaces dentaires qui ont été appareillées, afin de supprimer tout résidu de résine de collage, et de présenter de belles dents.

L’orthodontiste en profite également pour faire un bilan de l’ensemble de la cavité buccale, et conseiller un dentiste généraliste au besoin. Une fois la dépose effectuée, l’orthodontiste mettra en place l’appareillage de contention. Lors du traitement orthodontique, l’os qui entoure les racines dentaires à été remanié.

Ainsi, une fois les dents en bonne position, il est important de porter un appareil dit « de contention », afin de consolider l’os jusqu’à ce que celui-ci devienne assez ferme pour maintenir les dents dans leur nouvelle position. La durée de la contention est particulièrement variable : elle va dépendre à la fois de la malformation corrigée et de l’âge du patient. Souvent, celle-ci correspond à une année, mais chez les patients adultes, celle-ci peut devoir rester « à vie ».

Il existe plusieurs types d’appareillage de contention, entre appareils fixes collés, ou appareils amovibles à porter le plus souvent possibles. Pour assurer une solidité maximale du traitement orthodontique, votre praticien indiquera comment bien porter l’appareil de contention choisi ainsi que sa durée.

Suivi après traitement

Après un traitement orthodontique, votre orthodontiste pourra conseiller des visites de suivi. Elles seront l’occasion de vérifier si l’alignement obtenu grâce à l’appareil perdure, et si aucune régression n’est à déplorer.

En règle générale, une première visite de suivi est programmée 1 mois après la dépose de l’appareillage. S’en suivent des visites plus espacées, tous les trois mois, durant la première année de contention.

Durée du traitement et fréquence des rendez-vous

La durée du traitement, variable en fonction de l’anomalie dentaire à rectifier, du stade de croissance, ou encore de l’évolution des dents définitives, est généralement comprise entre 24 et 36 mois.

En ce qui concerne le très jeune enfant, celui-ci pourra être appareillé de façon préventive entre 6 et 18 mois. Le facteur le plus important pour que la durée originelle prévue soit respectée, est le respect scrupuleux des instructions thérapeutiques (comme le port et l’installation des élastiques par exemple) expliquées par votre orthodontiste.

Durant toute la durée du traitement, des rendez-vous réguliers avec votre orthodontiste vont être organisés, afin d’assurer un suivi adéquat. Certains rendez-vous seront longs, pour la mise en place d’un nouveau dispositif ou pour le changement d’éléments par exemple, d’autres bien plus courts afin de surveiller le travail des systèmes installés, ou de vérifier le respect des consignes d’hygiène.

Ces rendez-vous intermédiaires sont primordiaux, et vont permettre d’évaluer l’efficacité et l’avancée du traitement. Le traitement orthodontique n’empêche en rien la visite chez un chirurgien-dentiste généraliste. Au contraire, la recommandation d’une visite bi-annuelle est toujours à respecter, même en présence d’un appareil dentaire, afin de ne pas laisser passer une carie débutante ou une gingivite.

Les différents types d’appareillage


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Les appareils dentaires fixes

Il s’agit des appareils multi-bagues, ou multi-attaches : des appareils dentaires qui sont collés ou scellés sur les dents. Les fils métalliques reliant des boîtiers plus ou moins flexibles, des anneaux élastiques et des ressorts provoquent, grâce à des forces dosées de façon extrêmement précise par votre orthodontiste, les déplacements dentaires prévus.

Les boitiers métalliques, les plus classiques, sont les attaches traditionnellement utilisées en orthodontie avant l’invention des attaches céramiques. Elles sont particulièrement robustes, et permettent de traiter tous les cas y compris les plus complexes.

Les versions en céramique sont également très solides et ne tâchent pas les dents. Ils sont généralement plus utilisés en orthodontie adulte, car moins visibles que les boitiers métalliques. Les boitiers, aussi appelés « brackets » ou « bagues », peuvent également être collés sur la face intérieure des dents, rendant l’appareil dentaire invisible lors du sourire.

On appelle cette technique « l’orthodontie linguale ».Plusieurs composants peuvent s’ajouter à l’appareil dentaire multi-attaches afin d’optimiser son fonctionnement, tels que les élastiques ou les vis d’ancrage.

Les élastiques : A ne pas confondre avec les ligatures, souvent élastiques, qui entourent les brackets, les élastiques sont à poser, en fonction de la complexité des cas, entre les deux arcades de la mâchoire. Ils vont servir à remettre les dents d’une arcade « en face » de celles de l’autre arcade. Ils doivent donc être portés jour et nuit afin que la traction qu’ils provoquent soit continue et efficace. Il est cependant possible de les enlever durant les repas, à condition de bien les remettre une fois terminé.

Ces élastiques doivent être changés quotidiennement, et remplacés dès qu’ils cassent, l’idéal étant de conserver toujours un paquet de rechange sur soi. Une fois les recharges épuisées, une visite chez l’orthodontiste permettra de refaire le plein et de ne pas perdre le travail orthodontique. En effet, une journée sans élastiques correspond à une semaine de travail d’élastique de perdue, donc à une semaine de traitement en plus !

Les vis d’ancrage : La vis d’ancrage est apparue comme une véritable révolution. Auparavant, le traitement orthodontique s’appuyait uniquement sur d’autres dents correctement installées pour corriger l’alignement dentaire, ce qui pouvait avoir comme effet indésirable de déplacer la dent d’ancrage dans une mauvaise direction pour corriger les autres.

Désormais, grâce à la vis d’ancrage, le déplacement profite d’un point d’appui stable, placé en dehors de la denture qui se déplace. Indolores à l’installation, elles permettent ainsi d’assurer les déplacements dentaires prévus. Elles sont retirées à la fin du traitement et ne laissent ni traces ni séquelles.

Les appareils dentaires amovibles

Pour certaines situations, l’orthodontiste sera en mesure de créer des appareils dentaires amovibles, qui peuvent être retirés, et portés un temps minimum déterminé par jour. Ce sont soit des « faux palais », qui auront pour but par exemple d’élargir la taille du palais, ou des gouttières transparentes, qui auront le même but que l’appareil multi-attaches classiques mais qui aura l’avantage d’être totalement invisible au sourire. En voici quelques exemples :

Les gouttières transparents amovibles : ils exercent les mêmes pressions et force sur les dents que les appareils multi-attaches « classiques ». Ils doivent être portés un maximum de temps par jour (idéalement 24h/24), et retirés uniquement au moment de manger.

Appareil dentaire d’expansion « faux palais » : souvent amovible mais parfois fixe, il est utilisé pour provoquer un élargissement du palais.

Les appareils avec force extra-orale, qui se composent d’un arc amovible qui se porte hors de la bouche, et d’un vérin qui est installé à l’intérieur. Il permet d’influencer à la fois sur les mâchoires et les dents, et est à porter uniquement à la maison.

L’efficacité de ces types d’appareils dentaires amovibles réside dans le temps de pose. En tout les cas, le respect de la durée de pose et des règles d’hygiène (Appareil amovible et hygiène bucco-dentaire) déterminés par l’orthodontiste sont impératifs au bon déroulement du traitement.

 

L’orthodontie pour adultes

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Un traitement plus uniquement réservé aux enfants et adolescents

Il n’y a pas d’âge pour commencer un traitement orthodontique ! L’os est un tissu vivant et les dents peuvent se déplacer naturellement toute la vie. A l’heure actuelle, de plus en plus d’adultes choisissent de rectifier leur sourire, et près de 30% des patients en cours de traitement sont des adultes. A 20, 30, 40, 50 ou 60 ans, il n’est jamais trop tard pour présenter un joli sourire. Bien que la plupart des patients cherchent avant tout à améliorer l’esthétisme de leur sourire, corriger la position des dents une fois adulte permet également de faciliter le brossage, d’éviter ainsi le risque de caries et de tartre, de protéger les gencives, et de prévenir les déchaussements dentaires. Les fonctions vitales de la bouche, telles que la mastication, la phonation ou encore la respiration, peuvent également en être améliorées grâce à un traitement tardif.

Le traitement peut également servir de base avant la réalisation de prothèses, la mise en place d’implants, ou la réalisation de soins dentaires particuliers. Cependant, afin de pouvoir bénéficier d’un traitement orthodontique, les patients adultes doivent présenter un bon état parodontal, ainsi qu’une bonne hygiène bucco-dentaire. Il existe d’autres contre-indications médicales, telles qu’une cardiopathie ou encore du diabète.

L’orthodontie peut être réalisée à tout âge, mais nécessite des compétences particulières… en effet, l’absence de croissance, l’absence de certaines dents, la présence de restaurations prothétiques ou encore des atteintes gingivales rendent le traitement plus complexes que chez les jeunes patients. En tous les cas, ce n’est pas l’âge qui est un frein au traitement orthodontique, mais l’état maxillo-dentaire du patient. L’orthodontie adulte tend à favoriser les appareils invisibles, comme les gouttières invisibles ou l’orthodontie linguale. Pour en savoir plus sur ces traitements d’orthodontie, rendez-vous sur l’article dédié. Les différents types de traitement adultes

Pourquoi un traitement une fois adulte ?

Les motivations pour commencer un traitement une fois adulte peuvent être multiples. Bien que le besoin d’un appareil dentaire ne se soit pas fait sentir à l’âge adolescent, la position des dents peut évoluer avec l’âge ou les maladies dentaires, et demander un traitement plus tard. Voici quelques exemples de motivations ou nécessités d’entreprendre un traitement orthodontique une fois adulte :

Avec l’âge, les dents peuvent se chevaucher : il s’agit ici d’un phénomène courant du vieillissement. Le problème est alors essentiellement esthétique, mais peut également gêner le brossage.

Une parodontite peut provoquer des déplacements dentaires : une fois guérie, le traitement d’orthodontie permettra de consolider le positionnement des dents.

Des problèmes fonctionnels ou d’articulation peuvent provoquer de dégâts et compliquer la bonne occlusion dentaire.

Avant la pose d’une prothèse ou d’un implant, il est parfois nécessaire de refaire une place adéquate avec un traitement d’orthodontie.

De mauvaises habitudes quotidiennes peuvent impliquer un déplacement dentaire, telles que le mordillage d’un stylo, le fait de ronger ses ongles, et peuvent ruiner le travail d’un appareil dentaire porté à l’adolescence.

Les différents types de traitement adultes

Chez l’adulte, le déplacement dentaire se fera de façon plus lente que chez l’adolescent, du fait du renouvellement cellulaire plus important et de la densité osseuse moins forte. Le mouvement dentaire est exercé à l’aide de forces moins importantes. Il existe alors plusieurs techniques et types d’appareils adaptés à la denture adulte.

L’orthodontie vestibulaire : Comme à l’âge adolescent, il est possible pour les adultes de porter un appareil multi-attaches, si le côté visible de l’appareil ne dérange pas. De plus, le fait de pouvoir choisir des brackets en céramique ou de couleur similaire à la dent peut réduire la visibilité et améliorer l’esthétisme de celui-ci.

L’orthodontie linguale : Dans cette technique, les brackets sont portés sur la face intérieure des dents, connectés par un fil de la même façon que dans sur un appareil multi-attaches. L’intérêt de cette pratique est qu’elle est totalement invisible au sourire. Elle génère cependant quelques désagréments les premiers temps, tels qu’une irritation de la langue ou un léger zozotement.

L’orthodontie invisible : on utilise dans ce cas des séries de gouttières transparentes, aussi appelées « aligneurs ». Ces gouttières sont faites sur-mesure, et pratiquement invisibles. Elles doivent être portées le plus souvent possible, en les retirant uniquement au moment de manger ou pour se brosser les dents. Elles sont particulièrement appréciée pour leur discrétion, leur facilité d’utilisation, et parce qu’elle n’utilise pas de métal. Cette technique n’est cependant pas forcément applicable à toutes les situations.

Dans certaines situations, le traitement d’orthodontie ne va pas suffir à réparer intégralement la dentition, et une chirurgie sera nécessaire. Pour en savoir plus sur la chirurgie orthognatique, rendez-vous sur notre article dédié Des soins préparatifs parfois nécessaires.

Des soins préparatifs parfois nécessaires

Afin de pouvoir effectuer un traitement d’orthodontie optimal, il est parfois nécessaire de diminuer la largeur de certaines dents, une technique appelée « stripping », afin de pouvoir les aligner sur l’arcade. Il est possible aussi de devoir provoquer une modification de la largeur ou du périmètre de l’arcade, sans quoi le traitement d’orthodontie risquerait d’induire des déplacements dentaires d’autres dents non désirés.

Parfois, le traitement d’orthodontie n’est pas suffisant à lui-seul, notamment dans certains cas de malformations squelettiques. Dans ce cas, il sera indispensable de recourir, en plus de l’orthodontie, à une chirurgie dite « orthognatique ».

Ainsi, le traitement d’orthodontie permettra de préparer la denture en alignant correctement les arcades dentaire de chaque maxillaire, et le chirurgien se servira de cet alignement pour remettre les maxillaires en bonne place. Une fois la chirurgie réalisée, le patient pourra ainsi retrouver une occlusion adéquate. Parfois, un traitement d’orthodontie peut être à nouveau prescrit après l’opération de chirurgie, afin de parfaire cette occlusion.

L’orthodontie pour enfants


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Quels traitements avant 8 ans ?

Dès 4/5 ans, rarement avant, lorsque l’enfant présente encore que des dents de laits et qu’il est donc encore en denture temporaire, il est possible d’intervenir avec un traitement de prévention : c’est l’orthodontie fonctionnelle.

Des anomalies de développement peuvent parfois déjà faire l’objet d’un traitement, parfois dues à de mauvaises habitudes telles que la succion du pouce ou de la tétine.

Ces interventions précoces peuvent ainsi rendre plus simples, plus rapides et moins coûteuses des interventions ultérieures. Un traitement de prévention aura pour but de limiter l’apparition des caries et d’éviter des problèmes de déséquilibre des mâchoires entraînant des difficultés de respiration ou de prononciation.

Le traitement permettra ainsi d’aider les dents définitives à s’aligner correctement, mais peut tout de même nécessiter, plus tard, un suivi complémentaire.

Quels traitements entre 8 et 11 ans ?

Entre 8 et 11 ans, l’enfant est en denture mixte, c’est-à-dire que sa dentition est constituée à la fois de dents de lait et de dents définitives. C’est alors le moment de la phase d’interception, un traitement d’orthodontie qui va traiter les anomalies apparues de façon précoce chez l’enfant.

C’est la période à  laquelle la plupart des parents emmènent leurs enfants. L’orthodontiste va pouvoir être en mesure d’agir sur plusieurs éléments : corriger et orienter la croissance de la mâchoire, réguler la largeur des arcades, créer plus d’espace pour les dents, éviter le besoin d’extraction de dents définitives, corriger les effets de la succion du pouce, ou encore intervenir sur des problèmes d’élocutions mineurs.

Quels traitements entre 11 et 17 ans ?

De 11 à 17 ans, l’orthodontiste va pouvoir travailler sur les dents définitives des enfants (hormis les dents de sagesse qui ne sont pas encore sorties). Le traitement en denture définitive nécessite une démarche thérapeutique différente de celle exercée sur l’enfant plus jeune.

Il s’agit d’une phase de construction dans laquelle le praticien va porter une attention particulière à l’esthétisme du visage et à l’emboîtement des deux arcades (occlusion) de la future denture adulte.

A cet âge, c’est généralement le port de l’appareil orthodontique multi-attaches fixe qui est opté, remboursé par la Sécurité Sociale. Métalliques ou céramiques, ils sont aujourd’hui de plus en plus variés et offrent une large gamme de possibilités, pour rendre cette période de la vie des adolescents bien plus facile à vivre. Découvrez ces appareils dans notre article dédié. Les appareils dentaire fixes

Il est cependant également possible d’opter pour des gouttières transparentes amovibles à porter 24h/24 et confectionnées à la forme exacte des dents. Enfin, l’orthodontiste pourra opter pour des appareils amovibles dans le cas de corrections simples qui ne nécessitent pas le port d’un appareil multi-attaches.

 

Tarifs et remboursements

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Tarifs et honoraires

Le coût d’un traitement varie en fonction des pathologies à traiter et du type d’appareillage utilisé ainsi que de sa durée.

Avant 16 ans : Les traitements sont pris en charge par les caisses d’assurance maladie, sous réserve d’obtenir l’accord préalable, et à condition qu’ils soient débutés avant le 16ème anniversaire. Le montant pris en charge par les caisses d’assurance maladie est de 193,50 euros par semestre, quel que soit le type de traitement et d’appareil envisagé. Le remboursement est limité à 6 semestres par enfant, quel que soit le nombre de praticiens consultés ou d’appareils posés. La période de contention est également en partie remboursée par la sécurité sociale, à hauteur de 161.25€ la première année, et 75.25€ la deuxième année. La différence entre les honoraires et le remboursement des caisses d’assurance maladie peut être pris en charge partiellement ou en totalité par les complémentaires.

Après 16 ans : Le traitement est entièrement à la charge du patient. Cependant, il peut y avoir une prise en charge par certaines mutuelles.

Cas particulier : Dans le cas d’un traitement nécessitant une intervention de chirurgie maxillo-faciale, les caisses d’assurance maladie prennent en charge un semestre (selon leur barème, soit 193,50 euros). Dans ce cas précis, un certificat délivré par le chirurgien vous sera demandé.

Remboursements

Le tarif des honoraires reste libre dans le secteur de l’orthodontie. C’est pourquoi le praticien doit, dès la fin du premier rendez-vous, vous adresser un devis indiquant la durée approximative du traitement ainsi le type d’appareil utilisé.

Le devis définitif vous sera remis après avoir fait un bilan complet. Il vous informera du montant des honoraires correspondant au traitement, ainsi que de la part remboursée par l’Assurance Maladie.

Le devis sera exprimé en semestres, chaque période étant soumise à une demande d’accord préalable effectuée auprès des caisses d’assurance maladie.

A noter : la prise en charge par les caisses d’assurance maladie se limite aux traitements commencés avant le 16ème anniversaire.

Nous vous invitons à contacter votre mutuelle qui vous indiquera précisément ce qu’elle prendra en charge.

Urgences


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Urgences

J’ai décollé un boitier ?

On remarque aisément un boitier décollé, il se déplace sur l’arc. Il faut appeler le cabinet pour que nous vous fixions rapidement un rendez-vous, et cela même si votre prochain rendez-vous est proche. En effet, une dent non maintenue sur l’arc peut rapidement se déplacer dans une mauvaise direction.

J’ai une bague qui bouge ?

La bague est un anneau qui entoure la dent et se trouve sur les dents postérieures. Si elle est descellée, elle bouge tout en restant sur la dent. Comme pour les boitiers, il faut appeler rapidement le cabinet pour qu’on puisse la re-sceller.

Je n’ai plus d’élastiques ?

Surtout ne pas attendre pas le rendez-vous suivant : il faut venir en chercher au cabinet ou bien nous téléphoner pour qu’on en envoie par la poste. Eventuellement, si le rendez-vous est proche (2 ou 3 jours), ne pas changer les élastiques tous les jours pour « tenir » jusqu’au prochain contrôle.

J’ai un arc qui pique ?

Un arc dépasse soit parce qu’il est trop long (c’est ce qui peut arriver au fur et à mesure des déplacements dentaires), soit parce qu’il a tourné. Dans les deux cas, il faut appeler le cabinet pour qu’on puisse remédier au problème. Eventuellement, vous pouvez mettre une petite boulette avec la cire qu’on vous a remis au cabinet lors de la pose de l’appareillage.

Je suis blessé ?

Un appareil est conçu pour ne pas blesser. Cependant, il peut arriver qu’un élément pique ou irrite, en particulier dans les premiers jours qui suivent la pose, la bouche n’étant pas encore habituée. Il faut faire une petite boulette avec la cire qu’on vous a remis au cabinet lors de la pose de l’appareillage, et appeler pour prendre rendez-vous.

J’ai perdu ma gouttière ?

La gouttière est un élément de la contention qui a pour but de stabiliser la position des dents. En son absence, les dents auraient tendance à revenir très rapidement à leur position initiale, c’est pourquoi il faut prendre rendez-vous le plus rapidement possible pour en refaire une autre.

J’ai reçu un choc ?

En cas de choc, deux cas de figures peuvent se présenter :

Dans le cas où une dent est simplement déplacée, nous vous conseillons d’abord de tenter, avec des mains propres, de remettre délicatement votre dent dans son logement. Puis il est impératif de signaler cet incident à notre cabinet, dans les plus brefs délais.

Dans le cas d’une perte totale de dent, nous vous conseillons de la récupérer, si cela est possible. Ne la nettoyez pas ! Plongez-la simplement soit dans un sérum physiologique, soit dans du lait, soit dans un linge humide, ou encore dans votre propre salive. Puis signalez cet incident à notre cabinet, dans les plus brefs délais.

En tous les cas, en cas d’indisponibilité, ou en période de vacances, veuillez contacter le service de garde, ou de vous rendre à l’hôpital le plus proche disposant d’un service d’odontologie ou d’ORL.